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Centrale muette ou centrale arrêtée : faire la différence
En bref Une centrale muette ne transmet plus ; une centrale arrêtée transmet, mais ne produit plus. Supervise.energy les distingue : « pas de données » quand la source se tait au-delà du seuil réglé pour la centrale, production nulle quand les mesures arrivent à zéro alors qu’elle aurait dû produire.
Données citées dans ce guide

Deux alertes, deux causes
Pas de données
Plus aucune mesure n’arrive : la centrale produit peut-être, mais on ne le sait plus. Box, datalogger, portail ou compte en cause.
Production nulle
Les mesures arrivent, à zéro, alors que le soleil, le vent ou l’eau permettaient de produire. La production s’est arrêtée.
Quand le silence devient une alerte
Chaque centrale a son seuil de silence, de deux heures par défaut, réglable de 15 minutes à trois jours. Une source qui ne livre que les données de la veille, comme un compteur Enedis, a droit à 36 heures. Dès qu’une mesure arrive, la source parle : l’alerte se rétablit sans attendre.
En photovoltaïque, un portail peut ne rien publier la nuit. Si la dernière mesure a été prise soleil couché, le silence ne compte qu’à partir du lever du soleil, quand il passe 5° au-dessus de l’horizon.
Enedis, compteurs de production (PRM)
Production comptée par compteur de production (PRM), pour contrôler une source principale
Une panne de portail n’est pas une panne de centrale
Quand le portail d’un constructeur ne répond plus pour toutes les installations, ce n’est pas votre centrale. Supervise.energy suspend alors l’alerte « pas de données » pour votre organisation et affiche l’état « Portail indisponible », sans toucher aux autres organisations.
Quand les mesures arrivent à zéro
Une production nulle ne se juge que lorsque la centrale aurait dû produire : soleil au-dessus de 15° en photovoltaïque, vent de 5 à 22 m/s en éolien, à toute heure en hydroélectricité, sauf à l’étiage. Il faut que toutes les mesures du délai réglé soient à zéro.
Une source qui ne relève que l’injection ne donne aucun verdict de production : une injection nulle peut venir de la consommation du site.
Que vérifier, dans quel ordre
Le portail répond-il ?
Si le portail du constructeur est en panne pour tous, attendre : la centrale n’est pas en cause.
La centrale transmet-elle ?
Pas de données : la box, le datalogger ou le compte de consultation sont les premiers suspects.
Les mesures sont-elles à zéro ?
Production nulle : l’onduleur, le groupe ou l’éolienne sont arrêtés, il faut intervenir.
À retenir
Pas de données : la source se tait au-delà du seuil de la centrale, deux heures par défaut.
Production nulle : les mesures arrivent à zéro alors que la centrale aurait dû produire.
Une panne du portail suspend « pas de données » : ce n’est pas une panne de centrale.
Un exemple chiffré
Exemple simulé
Exemple simulé : une centrale photovoltaïque, seuil de silence de deux heures, dernière mesure le 12 mars à 21 h 40, soleil couché. Une règle naïve aurait ouvert « pas de données » à 23 h 40, en pleine nuit.
Le soleil passe 5° au-dessus de l’horizon le lendemain à 7 h 35 : le silence compte à partir de là. Si rien n’est arrivé, l’alerte s’ouvre juste après 9 h 35, quand le silence dépasse deux heures.
Ce que fait Supervise.energy
Les deux alertes sont distinctes, chacune avec son dossier : « pas de données » dit depuis quand la source se tait, la production nulle dit depuis quand la centrale est à zéro et la perte estimée. Une alerte par problème, envoyée selon vos règles.

Sources
- Position du soleil : formules simplifiées de l’almanach astronomique — approximation utilisée par Supervise.energy, précision d’environ 0,5°
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