Guide · Photovoltaïque
Comment contrôler la production de ses onduleurs avec Enedis ?
En bref Le compteur Enedis fait foi pour la facturation : un écart de quelques pour cent avec l’onduleur est courant, dû aux pertes et à la précision des appareils. Au-delà, un onduleur manque ou un compteur est mal rattaché. Il suffit de comparer, jour par jour, l’énergie de l’onduleur à celle du compteur.
Données citées dans ce guide
Pourquoi deux chiffres pour la même production
L’onduleur mesure l’énergie qu’il délivre, en sortie de l’appareil. Le compteur Enedis compte l’énergie au point de raccordement, celle qui est facturée. Entre les deux, il y a des câbles, des protections et la précision de chaque appareil : les deux chiffres ne sont jamais identiques.
Récupérer les données Enedis
Enedis publie, pour chaque compteur de production, la production de la veille, par l’API de son portail entreprises. Trois éléments suffisent pour la récupérer.
Le PRM de chaque compteur
Chaque compteur de production a un identifiant, le PRM (point de référence et de mesure), de 14 chiffres.
Une application « Vos API »
Sur le portail entreprises d’Enedis, une application par société titulaire, avec son identifiant client et son secret.
La veille, chaque matin
Les données de la veille sont disponibles chaque matin : c’est un contrôle, pas une mesure en temps réel.
Enedis, compteurs de production (PRM)
Production comptée par compteur de production (PRM), pour contrôler une source principale
Écart normal, écart suspect
Un écart faible et stable d’un jour à l’autre est normal : c’est la signature des pertes et de la précision. Un écart qui grandit, qui change de signe ou qui saute un jour précis est suspect.
Un onduleur qui manque
L’écart grandit, toujours dans le même sens : le compteur compte plus que ce que l’onduleur remonte.
Un compteur mal rattaché
L’écart est grand dès le premier jour, ou le compteur ne suit pas la forme de la production.
Une donnée absente
Un jour manque d’un côté : l’écart de ce jour-là n’a pas de sens.
À retenir
L’onduleur et le compteur Enedis ne mesurent pas au même endroit : leurs chiffres ne sont jamais identiques.
Un écart faible et stable d’un jour à l’autre est normal ; un écart qui grandit, change de signe ou saute un jour est suspect.
Les données Enedis arrivent le lendemain : elles contrôlent la production, elles ne la suivent pas en temps réel.
Un exemple chiffré
Exemple simulé
Exemple simulé sur quatorze jours : l’énergie de l’onduleur et celle du compteur se suivent de très près, avec un écart constant d’environ 1,2 %. Si, un jour, l’écart s’ouvrait brutalement, ce jour-là dirait qu’un onduleur manque ou qu’un compteur est mal rattaché.
| Jour | Onduleur (kWh) | Compteur (kWh) | Écart |
|---|---|---|---|
| J1 | 1 180 | 1 166 | 1,2 % |
| J2 | 1 250 | 1 235 | 1,2 % |
| J3 | 980 | 968 | 1,2 % |
Ce que fait Supervise.energy
Supervise.energy relève chaque matin dès 8 h les données de la veille de chaque PRM, puis toutes les 2 heures tant que la veille manque. La source Enedis sert de source de contrôle d’une source principale, onduleur ou portail. Au premier relevé, jusqu’à trois ans de production quotidienne sont repris, et les deux dernières semaines en courbe de charge.
Sur la fiche de la centrale, le contrôle Enedis montre, jour par jour, l’énergie de la source principale, celle du compteur et leur écart.
Demander une démonstration
Nous vous montrons l’outil sur un parc de démonstration, puis nous regardons ensemble comment connecter le vôtre.
