Guide · Hydroélectricité
Un outil de supervision solaire suffit-il pour une centrale hydro ?
En bref Non : l’hydro se juge avec le débit de la rivière, l’état des groupes et la prise d’eau, pas avec le soleil. Un outil conçu pour le solaire ne verra pas un arrêt de nuit, ou alertera à chaque étiage, et ne lit pas un automate hydro. Il faut des règles propres à la filière.
Données citées dans ce guide
- Rivière : débit (station Hub’Eau)
- Prise d’eau : niveau, pression de la conduite
- Groupes : puissance, état, ouverture, températures
- Réseau : injection comptée (Enedis)
Ce qu’un outil solaire sait lire
Un outil de supervision solaire lit des onduleurs, compare la production à l’ensoleillement et ne juge une production nulle que le soleil levé. C’est exactement ce qu’il faut pour des panneaux.
Ce que l’hydro demande
Le débit de la rivière
La turbine ne tourne que si la rivière lui donne assez d’eau : le débit explique la production.
L’état des groupes et de la prise d’eau
Une centrale hydro a des groupes turbine-alternateur et une prise d’eau, avec leurs états.
Une production à toute heure
Une turbine tourne jour et nuit : un arrêt de 2 h du matin compte autant qu’un arrêt de midi.
Hub’Eau
Débit de la rivière à la station hydrométrique choisie pour chaque centrale
Automates hydro, par la supervision de l’intégrateur
Puissance, état des groupes, niveau, prise d’eau, températures
Étiage et crue
À l’étiage, l’arrêt est attendu ; en crue, la vigilance de la rivière change la donne. Un outil sans notion de débit ne fait pas la différence entre un arrêt normal et une panne.
Supervise.energy lit la vigilance crue de Vigicrues pour le tronçon de chaque centrale et la signale par notification, sans changer l’état de la centrale.
Les fausses alertes typiques
Réglé sur le soleil, il rate la nuit
Il ne juge la production que soleil haut : une turbine arrêtée à 2 h du matin reste invisible jusqu’au lever du soleil.
Réglé pour toute heure, il alerte à chaque étiage
Sans débit de référence, une rivière basse produit une production nulle chaque jour, donc une alerte chaque jour.
Il ne lit pas l’automate
Sans lecture de l’état des groupes, il ne dit rien du groupe qui a décroché.
À retenir
Une turbine tourne jour et nuit : une production nulle compte à toute heure.
Le débit de la rivière explique l’arrêt : à l’étiage, l’alerte de production nulle est suspendue.
L’état des groupes et de la prise d’eau se lit dans la supervision de l’intégrateur, en lecture seule.
Un exemple chiffré
Exemple simulé
Exemple simulé : une turbine de 400 kW s’arrête à 2 h du matin, le 20 septembre. À 45° de latitude, le soleil ne dépasse 15° qu’à partir de 9 h, heure d’été de Paris. Un outil réglé sur le soleil ne jugerait donc rien avant 9 h : sept heures d’arrêt, soit jusqu’à 2 800 kWh non produits à pleine puissance, découverts seulement en fin de matinée.
Avec une règle propre à l’hydro, l’alerte part dès que le délai de confirmation est écoulé, nuit comprise, sauf si le débit de la rivière explique l’arrêt.
Ce que fait Supervise.energy
Supervise.energy applique à chaque filière sa règle : le soleil pour le photovoltaïque, toute heure pour l’hydro avec l’étiage qui suspend l’alerte, le vent pour l’éolien. Pour l’hydro, il lit la puissance, les groupes et la prise d’eau par la supervision de votre intégrateur, en lecture seule, et le débit de la rivière par Hub’Eau.

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Nous vous montrons l’outil sur un parc de démonstration, puis nous regardons ensemble comment connecter le vôtre.
